Greed / Oratorio engagé contre l’argent roi

A travers les événements récents de la crise financière mondiale, « Greed » (Cupidité), est une œuvre forte et originale qui prend tout son sens face aux dérives du capitalisme financier. Le compositeur argentin Alejandro Viñao y parle de l’intense désir de richesse et de pouvoir qui caractérise l’Homme dans notre société contemporaine.

 

« Greed », commande du festival Détours de Babel pour ensemble vocal et électronique, explore les comportements individuels et les mécanismes collectifs qui créent et maintiennent cette cupidité : consommation, désir de propriété et d’accumulation, crainte de perdre, sentiment de droit qui sous-tend la cupidité…

 

Si la base de la musique du spectacle provient essentiellement de danses populaires, du hip-hop au tango, le rapport aux textes (l’argent vu par Quevedo, Molière, Shakespeare, Marx) et aux slogans issus de la publicité fournissent également à Viñao une matière précieuse pour créer une trame électroacoustique. Les dix voix, chantées par Temps Relatif, dirigées par Luc Denoux, prennent alors toute leur place dans ce spectacle à la fois inquiet et léger, immédiat et complexe.

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Matin Brun

 

Commande de Temps Relatif au jeune compositeur Kilbéric Deltroy, Matin Brun est une pièce musicale de 70 minutes environ pour petit effectif instrumental (flûte, hautbois, percussion, harpe, accordéon) et cinq voix dont deux ayant des interventions solistes.

 

 

L’univers sonore et formel est directement inspiré par la culture japonaise. Le choix de l’instrumentarium a été pensé afin de se rapprocher au plus près des instruments du Gagaku : la harpe évoque le koto (cithare à 13 cordes) et l’accordéon, le shô (orgue à bouche à 17 tuyaux).

 

Outre l’utilisation des instruments qui évoque l’univers musical japonais, Matin Brun se rapproche à bien des égards de la pensée formelle et temporelle de la vision artistique nippone. La pièce est segmentée en plusieurs parties : les parties narratives de l’œuvre sont portées par des tutti (l’utilisation de tous les instruments et du chœur est traitée à la façon d’Utamono ou de Bugaku) ; les parties de dialogues sont portées par la flûte, le percussionniste et les deux solistes vocaux, parfois appuyés par le reste du chœur, évocation du théâtre Nô. Les solistes sont alors mis en espace. L’alternance de moments plus « comiques » et d’autres « tragiques » renforce l’aspect Nôgaku (Kyôgen et Nô). La pièce est composée en 5 parties selon les principes du Jô-Ha-Kyû qui en accentue l’inspiration japonaise.

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Transcription de Schubert par Cavanna

 

« Les lieder de Schubert ont donné lieu à de nombreuses transcriptions, de Schubert lui-même (Romanze), de Brahms, Reger, Listz, Offenbach … jusqu’à aujourd’hui avec Johannes Schöllhorn, Hans Zender…

 

 

La plupart du temps, ces adaptations mettent en jeu l’orchestre symphonique

et transposent à leur manière ces lieder dans une atmosphère proche de celui de l’opéra. J’ai à l’inverse, dans mon travail, plutôt joué avec la «délicate intimité» de la musique de Schubert en retrouvant une formation instrumentale bien «fétiche» dans mon parcours : le trio violon, violoncelle, accordéon, qui conjugue les expressions des deux instruments à cordes, «nobles»

et chargés d’histoire et de répertoire, à celui plus désuet, populaire, d’un instrument « à vent », jouant aussi tiré-poussé : l’accordéon. » (B. Cavanna)

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Variations autour de Don Quichotte

Don Quichotte, comme Don Juan, est exemplaire : il est libre. Il vit dans le monde qu’il rêve, il rêve dans le monde qu’il vit. Il propose autre chose. Pas une évasion, pas une drogue : comme ces enfants aux genoux toujours écorchés, il propose d’explorer sans relâche, sans contrainte, un monde de surprises, un monde toujours nouveau.

 

 

Basé sur les chansons de Don Quichotte de Brel, Ravel, Ibert et sur des textes se rapportant à ce mythe, le spectacle suivra librement les méandres où mènent les choix capitaux que suppose une vie de quête, cherchant désespérément à ranimer en

chacun de nous la flamme qui fait vivre nos âmes, autrement.

 

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Schumann et Cinéma

Entrecroiser des regards différents, issus de pratiques artistiques, d’esthétiques multiples, afin que, nourris de cette différence et des débats intérieurs qu’elle ne manque pas de provoquer, les artistes mis en jeu se tournent toujours plus vers le public, vers les publics, sans pour autant lâcher quoi que ce soit de leurs exigences et de leurs nécessités intérieures, bien au contraire.

Interpellés par la richesse de la confrontation que nous avons inventée, nous avons voulu donner à partager au public l’intérêt de ce choc entre deux arts faits pour se compléter. A travers un thème ô combien porteur au cinéma, le meurtre, Agathe Cury va nous commenter les passionnantes collaboration parfois géniales entre artistes, autour de cette occasion de faire monter la tension et de la résoudre, sans exclure la violence à mettre en lumière. En savoir plus…

 

 

 

Entrelacs, Cantuum Plexus

Musique médiévale, Improvisation et Création de Caroline Marçot

Romain Bockler, Gabriel Jublin et Benjamin Ingrao ont développé une connaissance aiguë des répertoires de plain- chant et des premières polyphonies de notre musique occidentale (XIème – XIIème siècles). Pétris de ce langage, ils ont appris à réaliser les polyphonies improvisées telles qu’elles se pratiquaient.

Graduels et Alléluias prennent alors une dimension nouvelle, rayonnant dans l’espace de brillances harmoniques comparables aux scintillements de la lumière des vitraux de nos églises. Le programme s’étendra jusqu’au XIIIème siècle, où l’on découvre de nombreux motets mêlant mélodies sacrées et textes profanes. La frontière entre ces deux espaces semble alors bien perméable. Temps Relatif propose à Caroline Marçot (compositrice férue de musique médiévale autant que des langages d’aujourd’hui) de composer une pièce en regard de ces jeunes polyphonies et explorant cette question de la dualité profane-sacré. En savoir plus…

 

 

 

Tout va très bien, Madame la Marquise !

Spectacle de mélodies et de chansons sur le thème des années trente

Partant d’une magnifique mélodie composée par Poulenc en 1941, Les Ponts-de-Cé, nous remonterons par flashes-back successifs sur le thème « Comment en est-on arrivés là ? ». Mises en regard des thématiques chères aux chansons de cette époque, souvent légères, coquines ou amoureuses, et de la gravité des événements qui ont mené à la déclaration de guerre de 39. En savoir plus…

 

 

 

Variations Guatémaltèques

Dans leur effort de conversion des peuples du nouveau continent à peine découvert, les conquistadors n’ont pas oublié la musique. Sans doute autant pour donner un certain apparat à leurs cérémonies que pour son pouvoir de séduction ou d’émerveillement. Le Guatemala et le Mexique deviennent des centres de création extrêmement actifs. De grands maîtres espagnols ou portugais font carrière (Bermudez, Fernandez, Padilla,… ) en Amérique Centrale et le grand style des polyphonies sacrées prend pied dans le nouveau monde.

Le mélange de polyphonies un peu naïves, de rythmiques amérindiennes et de langues inconnues chez nous est absolument savoureux. Si les mélomanes d’aujourd’hui et les grands ensembles européens connaissent les musiques Baroques du nouveau monde, ces répertoires plus anciens, touchant le premier siècle de la présence européenne en Amérique Centrale est jusqu’alors largement méconnu. En savoir plus…

 

 

 

Petr’Arcade

Fragments d’Amours éternelles Compositeurs: Marenzio, Monteverdi, Suzanne Giraud, Robert Pascal.   L’espoir avoué de ce programme est de vous faire perdre la tête musicalement. Les relations entre les poèmes de Petrarque et les madrigaux vous paraîtront l’évidence même au cours de ce concert, tant l’histoire des madrigaux est intimement liée à celle de la poésie amoureuse.

Temps Relatif propose une nouvelle mise en écho des périodes musicales anciennes et contemporaines, en suivant le double fil de la poésie pétrarquiste et des madrigaux. Partant du XVème siècle italien avec Marenzio et Monteverdi, nous cheminerons à travers les époques, jusqu’au XXème siècle avec Suzanne Giraud. Cette compositrice d’aujourd’hui refond une polyphonie vocale moderne en s’inspirant de ces madrigaux et relit Petrarque à l’aune des états d’âmes de l’homme moderne. Les amours de Petrarque et les madrigaux seront le viatique de ce voyage musical et temporel. En savoir plus…

 

 

 

Vespro-Vesperor

Monteverdi avait introduit l’instrumentarium profane et un début de dramaturgie avec ses Vêpres. Avec Vesperor, Arnaud Petit agence une rencontre entre musique savante et musique sacrée, et utilise les instruments d’aujourd’hui (guitares électriques, claviers électroniques, contrebasse amplifiée et saxophone alto). En savoir plus…

 

 

 

I had a dream, de Zad Moultaka

Construite à partir du fameux discours de 1963 de Martin Luther King, cette pièce d’essence vocale, met en relief les schémas rythmiques et mélodiques de la rhétorique noire américaine. La bande son reprend dans son intégralité le discours du pasteur.

Le chœur en suit chaque fluctuation vocale. Dès que la voix de l’orateur esquisse de l’ombre d’un chant, ce mouvement est capté et prolongé par le chœur. De même pour les séquences rythmiques de la langue et de l’énonciation, chaque scansion est répercutée par la masse vocale et une grosse caisse, révélant ainsi un chant et une pulsion intérieurs profonds, essence même du gospel, jusqu’au… débordement… Très choqué par la manière dont les Etats Unis ont géré la catastrophe de la Nouvelle Orléans en août 2005, Zad Moultaka entend résonner les thèmes du discours qui restent, plus de quarante ans plus tard, cruellement d’actualité : dénonciation de l’injustice, de la discrimination raciale, de la confiscation du mythe de l’American dream… En savoir plus…

Site internet de Zad Moultaka

 

 

 

Landskap

Le chant choral des pays scandinaves est devenu durant les cinquante dernières années l’un des points forts de la créativité musicale mondiale. En particulier, la qualité des chœurs nordiques a favorisé un foisonnement de compositions pour ensemble vocal. Ces musiques font aujourd’hui le tour du monde et inspirent autant la pratique des chœurs que les compositeurs. En France, nous n’entendons pas assez ces musiques qui pourtant participent au regain de vitalité du chant choral.

Il était donc naturel dans le cadre de la formation des jeunes chanteurs de nos conservatoires de se donner les moyens de leur proposer de rencontrer l’émotion que portent ces musiques. Si elles nous touchent simplement par leur sensualité sonore, elles sont assez difficiles à réaliser, nécessitant d’importants effectifs. Le mélange des jeunes chanteurs et d’un effectif de treize chanteurs professionnels de Temps Relatif nous permet d’aborder ce répertoire. Un autre intérêt est de découvrir un bouquet de langues de la communauté européenne. Ce projet porte donc un triple intérêt : artistique, culturel et pédagogique.

Accompagnement à la guitare réalisé par Christophe Louboutin. En savoir plus…

 

 

 

Création de Iraj Sahbaï

Concerts autour d’une création de Iraj Sahbaï : compositeur, pédagogue et chef d’orchestre franco-iranien. Il partage son temps entre la France (où il a été longtemps réfugié), l’Italie (où il réside) et l’Iran où il dirige régulièrement l’orchestre National à Téhéran. Le concert alterne des pièces traditionnelles persanes source de l’inspiration de Iraj Sahbaï pour ses compositions savantes. Il s’agit donc du dialogue entre tradition et modernité à l’intérieur de la culture iranienne. Projet en coproduction Temps Relatif, CNR de Grenoble, 38ème Rugissants. En savoir plus…